C'ÉTAIT IL Y A CENT ANS

À l’occasion du centenaire de la guerre de 14-18, une plongée dans la mémoire familiale de chanteurs

Représentations

Juin 2015  Auditorium du CRD de Bourg-la-Reine/Sceaux (92)

Novembre 2015 La Maison d’Edma à Massy

Octobre 2015  Institut Le Val Mandé à St Mandé (94)

11 novembre 2016 Eglise réformée de Palaiseau (91)

Spectacle labellisé par la Mission du Centenaire de la Première guerre mondiale.

Conception, direction artistique Emmanuèle Dubost

Chef de  chœur assistant Jean-Philippe Guibert

Harpe Elisabeth Richard ou  Sophye Soliveau

Textes témoignages Odile Peyrin, Michel Laguës, Michel Grinand, Marie Delpont, Emmanuèle Dubost

En contrepoint de ces récits, le chœur fait entendre les belles polyphonies de Camille Saint-Saëns, Johannes Brahms, Georges Mac-Farren… évocatrices de ce « monde d’hier » que nous dépeint Zweig, elles nous replongent dans cette atmosphère opulente et raffinée, dans ces bonheurs tranquilles que le cataclysme viendra déchirer. La harpe, instrument de salon par excellence, rend encore plus vivace la perception de cette époque heureuse.

Un siècle après la grande guerre, quelles sont les histoires qui hantent encore nos familles ? Ces anecdotes souvent tragiques, parfois savoureuses qui ressurgissent aux déjeuners de famille, ces silences qui en disent encore plus long …

En posant cette question au chanteurs et comédiens de Théâ-Chœur, question relayée à leurs proches, Emmanuèle Dubost a réuni la matière de cette petite forme sensible. S’y ajoutent des souvenirs de deux grands écrivains et témoins, et Teilhard de Chardin et ici Stefan Zweig .

Si je cherche une formule commode qui résume l’époque antérieure à la première guerre mondiale, dans laquelle j’ai été élevé, j’espère avoir trouvé la plus expressive en disant : « c’était l’âge d’or de la sécurité ».
Réglant tous ses modes de pensées sur le seul fétiche de la sécurité, le monde qui nous a précédé, et qui alors nous dominait, n’aimait pas la jeunesse ou, plus encore, nourrissait à son égard une perpétuelle défiance. Personne ne croyait à des guerres, à des révolutions et à des bouleversements. Tout événement extrême, toute violence, paraissaient impossible dans cette ère de raison.

Stephan Zweig, Le Monde d’Hier